Québec · Histoire
Chronologie de l’indépendance
De la Conquête à aujourd’hui : les dates clés du long chemin du Québec vers son indépendance.
Nouvelle-France et Conquête
- 1759
13 septembre 1759
Bataille des plaines d’Abraham
Les troupes britanniques du général Wolfe défont l’armée de Montcalm devant Québec. Le traité de Paris de 1763 officialise la cession de la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne.
- 1774
1774
Acte de Québec
Londres rétablit le droit civil français et reconnaît la liberté de culte catholique dans la « Province of Quebec ».
Régime britannique et fédération
- 1791
1791
Acte constitutionnel
La colonie est divisée en Bas-Canada et Haut-Canada. Le Bas-Canada obtient une assemblée élue, à majorité canadienne-française.
- 1837
1837
Rébellions des Patriotes (1837-1838)
Les Patriotes, menés notamment par Louis-Joseph Papineau, réclament un gouvernement responsable. Après la défaite, douze Patriotes sont pendus et 58 sont déportés en Australie.
- 1840
1840
Acte d’Union
Suivant le rapport Durham, qui prônait l’assimilation des Canadiens français, le Bas-Canada et le Haut-Canada sont réunis en une seule province.
- 1867
1 juillet 1867
Confédération canadienne
L’Acte de l’Amérique du Nord britannique crée le Canada. Le Québec devient une des quatre provinces fondatrices.
Révolution tranquille
- 1960
22 juin 1960
Début de la Révolution tranquille
Élection du gouvernement libéral de Jean Lesage (« C’est le temps que ça change »). L’État québécois se modernise : éducation, santé, nationalisation de l’électricité.
- 1960
10 septembre 1960
Fondation du RIN
Le Rassemblement pour l’indépendance nationale est fondé : premier mouvement politique d’importance à réclamer ouvertement l’indépendance.
- 1967
24 juillet 1967
« Vive le Québec libre ! »
Du balcon de l’hôtel de ville de Montréal, le président français Charles de Gaulle lance la phrase qui fait le tour du monde.
- 1968
14 octobre 1968
Fondation du Parti québécois
René Lévesque fonde le Parti québécois, né de la fusion du Mouvement souveraineté-association et du Ralliement national. Le RIN se saborde et invite ses membres à s’y joindre.
- 1970
16 octobre 1970
Crise d’Octobre
Après les enlèvements de James Richard Cross et de Pierre Laporte par le FLQ, Ottawa proclame la Loi sur les mesures de guerre. Des centaines de personnes sont arrêtées sans mandat. Pierre Laporte est retrouvé mort le 17 octobre.
Les deux référendums
- 1976
15 novembre 1976
Le Parti québécois prend le pouvoir
René Lévesque devient premier ministre. « Je n’ai jamais pensé que je pourrais être aussi fier d’être Québécois. »
- 1977
26 août 1977
Loi 101 — Charte de la langue française
Adoptée sous Camille Laurin, la Charte fait du français la langue officielle du Québec : travail, commerce, affichage, et école française pour la plupart des enfants d’immigrants.
- 1980
20 mai 1980
Premier référendum
La souveraineté-association est rejetée : 59,56 % pour le Non, 40,44 % pour le Oui. René Lévesque : « À la prochaine fois. »
- 1982
17 avril 1982
Rapatriement de la Constitution
La Loi constitutionnelle de 1982 est proclamée sans l’accord du Québec, après la « nuit des longs couteaux » de novembre 1981. Aucun gouvernement québécois ne l’a signée depuis.
- 1990
23 juin 1990
Échec de l’accord du lac Meech
L’accord, qui devait reconnaître le Québec comme « société distincte », meurt faute de ratification par le Manitoba et Terre-Neuve. Robert Bourassa : le Québec est « libre et capable d’assumer son destin ».
- 1991
15 juin 1991
Fondation du Bloc québécois
Lucien Bouchard fonde à Ottawa un parti voué à la souveraineté du Québec. En 1993, le Bloc devient l’opposition officielle.
- 1992
26 octobre 1992
Rejet de l’accord de Charlottetown
Soumis à référendum partout au pays, l’accord constitutionnel est rejeté au Québec comme dans l’ensemble du Canada.
- 1995
30 octobre 1995
Deuxième référendum
Le Non l’emporte de justesse : 50,58 % contre 49,42 % pour le Oui, avec une participation de 93,52 %. Écart : environ 54 000 voix.
- 1998
20 août 1998
Renvoi relatif à la sécession du Québec
La Cour suprême conclut qu’une sécession unilatérale n’est pas permise par le droit, mais qu’une majorité claire, sur une question claire, créerait l’obligation de négocier.
Depuis 2000
- 2000
29 juin 2000
Loi sur la clarté
Ottawa se donne le pouvoir de juger si une question référendaire et une majorité sont « claires » avant de négocier.
- 2000
7 décembre 2000
Loi 99
Réplique de l’Assemblée nationale : le peuple québécois peut choisir librement son régime politique, et l’option gagnante est celle qui obtient 50 % des votes valides plus un.
- 2006
27 novembre 2006
Motion sur la nation québécoise
La Chambre des communes reconnaît que « les Québécoises et les Québécois forment une nation au sein d’un Canada uni ».
- 2019
16 juin 2019
Loi 21 sur la laïcité de l’État
Le Québec interdit le port de signes religieux à certains employés de l’État en position d’autorité, en recourant à la disposition de dérogation.
- 2022
1 juin 2022
Loi 96 sur la langue française
La Charte de la langue française est renforcée ; la loi inscrit dans la Constitution canadienne, pour sa partie québécoise, que les Québécois forment une nation dont le français est la seule langue officielle.
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