Chronique · 23 septembre 2026
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Pendant que les Canadiens font la file, Carney trouve 100 millions « pour la Palestine »
À New York, en marge de l’ONU, Mark Carney annonce 100 millions de dollars canadiens pour la Palestine : 80 millions d’aide humanitaire, 20 millions pour la « paix et la sécurité », y compris former des policiers palestiniens. On promet que pas un sou n’ira au Hamas. Depuis le 7 octobre 2023, Ottawa a déjà engagé plus de 600 millions. L’Ukraine, elle, dépasse les 25 milliards. Pendant ce temps, 2,2 millions de visites aux banques alimentaires en un seul mois, un Canadien sur quatre en insécurité alimentaire, des loyers qui mangent le salaire. Deux guerres. Deux factures. Un seul contribuable. Cette chronique refuse le communiqué.

À New York, en marge de l’ONU, le premier ministre a trouvé 100 millions de dollars canadiens « pour la Palestine ». Quatre-vingts millions d’aide humanitaire. Vingt millions pour la « paix et la sécurité », y compris former des policiers palestiniens.
Discours de Mark Carney à l'ONU annonçant l'aide de 100 millions de dollars à la Palestine
On nous dit que c’est de l’humanitaire. On nous dit que « pas un sou n’ira au Hamas, mais la Palestine est régné par le Hamas». On nous dit que c’est pour « préserver la solution à deux États ».
Moi, je vois autre chose.
Ce n’est pas un geste isolé. Depuis le 7 octobre 2023, Ottawa a déjà engagé plus de 600 millions de dollars pour les Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie. En juin 2026, Anita Anand en avait annoncé 100 de plus. En 2024-2025 seulement, la « Palestine » figurait parmi les tout premiers destinataires de l’aide internationale canadienne, autour de 167 millions cette année-là.
Et l’Ukraine ? Là, on n’est plus dans les centaines de millions. Le gouvernement lui-même parle de plus de 25,5 milliards d’appui depuis février 2022, dont plus de 8,5 milliards d’aide militaire. Rien que pour 2024-2025, l’Ukraine était le premier destinataire de l’aide internationale canadienne : plus de 3,1 milliards cette année-là. Prêts, dons, armes. Une deuxième politique étrangère, financée par la première.
Deux théâtres de guerre. Deux factures. Un seul contribuable.
Pendant ce temps, au pays : près de 2,2 millions de visites dans les banques alimentaires en un seul mois — mars 2025 —, le double de 2019. Un Canadien sur quatre vit dans un ménage en insécurité alimentaire. Quatre ménages sur dix consacrent plus de 30 % de leur revenu au logement. Nourriture et loyer ont grimpé d’environ 25 à 30 % depuis 2021. Au Québec, le taux d’insécurité alimentaire est un peu moins élevé qu’ailleurs, autour de 18 %. Ce n’est pas une consolation. C’est le portrait d’un peuple qui serre la ceinture pendant que sa capitale écrit des chèques.
Le loyer mange le reste. Les files s’allongent. Les listes d’attente aussi.
On me répondra : « L’argent n’est pas versé au Hamas. » Formellement, c’est vrai : les communiqués parlent de l’ONU, de la Croix-Rouge, d’ONG, de l’Autorité palestinienne. Ottawa répète depuis 2023 qu’« aucun argent n’ira dans les mains du Hamas ».
Je ne suis pas obligé d’acheter le communiqué.
Le Hamas est une organisation terroriste listée au Canada. C’est une milice islamiste. C’est elle qui a massacré le 7 octobre. C’est elle qui a gouverné Gaza. Quand on envoie des centaines de millions dans un territoire que cette organisation contrôle, taxe, pille et instrumente, prétendre que le dossier s’arrête à l’en-tête « Croix-Rouge » est une pirouette. Je n’ai pas à prouver chaque détournement pour dire ceci : je ne veux pas que mes taxes servent, de près ou de loin, à financer un écosystème islamiste dont le Hamas est le visage armé. Ni le Hamas, ni ses relais, ni les réseaux qui crient ici « nous sommes le Hamas, nous sommes le Hezbollah ».
Ce n’est pas de la théorie. Le 7 octobre 2024, à Vancouver, lors d’un rassemblement organisé par Samidoun — plus tard inscrit sur la liste canadienne des entités terroristes —, une oratrice masquée a lancé : « Mort au Canada, mort aux États-Unis, mort à Israël », avant d’ajouter « nous sommes le Hezbollah et nous sommes le Hamas ». On a brûlé le drapeau canadien. Samidoun a ensuite défendu le slogan.
Vidéo d'une militante Pro-Hamas glorifiant les attaques du 7 octobre et chantant mort au Canada

Photo de militants Pro-Hamas brulant le drapeau canadien
À Montréal, ce n’est pas une anecdote de réseau social. Graffitis dans le métro. Panneaux de signalisation piratés pour écrire en anglais « globalize the intifada ». Émeute anti-OTAN et propalestinienne avec vitrines brisées. Locaux de TVA et du Journal de Montréal vandalisés. Manifestations de Montreal for Palestine qui occupent le centre-ville, harcèlent des marchés de Noël, exhibent des effigies. La casse n’est pas un accident de parcours. C’est une méthode. Et trop souvent, le français du Québec n’existe dans ces cortèges que comme décor à mépriser : slogans en anglais, codes importés, mépris à peine voilé pour ceux qui habitent ici depuis toujours.

On finance là-bas. On encaisse ici.
Un État qui n’arrive plus à garantir le pain et le toit, mais qui trouve 100 millions entre deux séances à l’ONU, a perdu le sens des priorités. Un État qui verse des centaines de millions vers un territoire dirigé par des islamistes listés comme terroristes, tout en tolérant que l’on brûle son drapeau, a perdu le sens de soi.
Je le dis sans détour, parce qu’une chronique n’est pas un communiqué d’Affaires mondiales Canada :
**Je ne veux pas que mes impôts financent le Hamas, ses satellites, ni quelque « unité » islamiste que ce soit.
Je suis écœuré que l’on envoie l’argent de gens qui peinent à se loger vers des guerres qui ne nous regardent pas. Le Canada d’abord. Le Québec d’abord. Le reste, ensuite — s’il reste quelque chose.**

